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C'est trop con


  • Seules ou en groupe, certaines personnes transforment des épisodes glorieux en fait divers catastrophiques. Histoires de ratages, d'oublis, de drames bêtes et de drôles de concours de circonstances.

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21 mars 2008

Les traces de la Marque Personnelle

Groupecafe_2 Pour savoir ce que nous avions retenu de leurs cours, certains de nos professeurs n'hésitaient pas à regarder ce que nous avions écrit sur nos cahiers ou nos carnets. Nous avons organisé le 21 mars 2008 à la Cantine, le deuxième Café des Victoires, rendez-vous mensuel sous forme de petit déjeuner centré sur le thème du Marketing personnel. L'affluence inattendue (une quarantaine de personnes, contre 25 la première fois, un mois auparavant) compliquait un peu notre tâche. La question des perceptions ne se pose pas dans les mêmes termes quand on a s'adresse à 1, 2, 10, 25 ou 40 personnes. N'ayant les moyens de sonder les esprits, il est toujours difficile de savoir quelles traces ont laissé les messages et les échanges. Pour s'en faire une petite idée, fort heureusement, un de ces participants, Frédéric Duval, m'a envoyé un mail avec les 11 règles à retenir concernant la Marque Personnelle, résumant selon lui ce qui s'est dit lors de nos échanges de ce matin. Je vous les livre telles quelles.

Notesmarque 11 règles pour sa marque personnelle

1. Réputation, Notoriété et Image. Voilà le triptyque réussi de la nouvelle identité numérique.

2. Le début de toute identité est la fameuse « présentation flash », pour laquelle il faut trouver les mots adaptés et percutants. C’est le fil rouge et un point de centralité de ses différentes facettes.

3. Pour vraiment travailler dans la durée sa relation sur les réseaux sociaux, il faut passer du virtuel au réel et matérialiser ce lien par des rencontres régulières.

4. Dans notre société d’hyper communication, face à la surenchère et à l’inflation des outils, une communication de base est impérative si l’on ne veut pas disparaître des écrans radar.

5. Le marketing personnel consiste à inverser le flux de communication pour passer de « taper dans le dur » à « être souvent sollicité ».

6. Séduire sur certains atouts ou artifices n’est rien si l’on ne peut pas convaincre ensuite sur des faits et expertises vérifiables. « Savoir être » puis « être » sont ainsi indissociables.

7. La dimension personnelle (liée à l’individu dans son authenticité) est essentielle notamment dans des situations de « Small Talk » : ascenseur, cantine, machine à café… Le mot gentil, l’interpersonnel est ce qui reste et ce que les gens retiennent.

8. Il faut absolument trouver un équilibre dans les échanges. Savoir se rendre disponible à l’autre, prendre vraiment le temps et être à l’écoute sont nécessaires pour parvenir à une relation équilibrée et satisfaisante pour chacun.

9. Des personnes rencontrées récemment peuvent permettre de s’exposer davantage, comme avec une page blanche, et d’obtenir une réponse plus directe, un effet miroir sans a priori et dégagé de l’affectif.

10. Pour lutter contre la frénésie addictive que suscitent au début les réseaux sociaux, il faut se poser régulièrement la question du sens, de l’utilité et de l’objectif des réseaux. Il faut faire le tri dans ses pages pour éviter l’effet « vitrine tagguée ».

11.    La « bonne relation » enrichissante et utile vient souvent de là où on ne l’attend pas. Chaque rencontre, chaque début de relation doit pouvoir avoir sa chance. Parce que l’on n’est jamais vraiment à l’abri d’un succès !

20 mars 2008

A court d'arguments

Avant même d'aller voir "Bienvenue chez les ch'tis" (au succès bien mérité), j'avais été frappé par son affiche. Elle ne m'avait pas emballé c'est le moins qu'on puisse dire. On ne se refait pas : j'ai toujours tendance à chercher du concept quand il n'en faut pas, et des idées compliquées là où un message simple attire le chaland. Prenons donc cette affiche qui vous dit tout bêtement « Dans ce film, des personnages rient ». La casquette de travers de Dany Boon suggère un état différent de la normale. Et les rires à gorges déployées des deux compères semblent s'ajouter à l'infini, et s'alimenter mutuellement pour ne jamais s'éteindre. La promesse du film est tenue, car j'ai bien ri : souvent les gags s'enchaînent  jusqu'au fou rire, avec du premier et du deuxième degré.

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Cette affiche
ne fait que reprendre l'argument du film, sans faire de fioriture : une comédie joyeuse avec deux héros complices. D'autant qu'on m'a fait remarquer la similitude de  cette affiche avec un autre succès phénoménal du cinéma français, "Le corniaud" avec deux autres compères, Bourvil et De Funès. Stupéfiant, non ? Même message : « Vous voulez rire ? Venez voir ce film, les acteurs rient et vont vous faire rire ». Même promesse, même argument, même succès. A ce stade, je me suis dit que je devais revoir les affiches de films avec un œil neuf, en me demandant quels étaient les promesses, les arguments, les messages suggérés par les images et les titres.

Il faut dire qu'entre temps, j'avais été un peu agacé par la campagne de communication autour d'un autre film “Il y a longtemps que je t'aime”, de Philippe Claudel. Le 9 mars 2008, j'achète le JDD et le supplément Fémina : facilement 15 pages tartinées sur le sujet. Interviews et portraits des actrices, interview de Philippe Claudel, présentation du film, reportage dans "Le Nancy de Philippe Claudel", sujet sur les relations frères-sœurs illustré par le film, patins, couffins. S'il n'y avait pas l'horoscope d'Elsa Zylberstein, choisir son épilation maillot par Kristin Scott Thomas et éradiquer les poux de ma fille par Philippe Claudel, c'est sûrement par manque de place...

Une semaine après, je rachète le JDD (c'est ma faute, aussi), rebelote, avec une interview d'Elsa Zylberstein sur le film. Dimanche après-midi, je vais donc au ciné voir le fameux "Bienvenue chez les ch'tis" (excellent, vraiment). Et là, avec les bandes annonces, on a droit aux réactions des spectateurs invités aux avant-premières du film de Claudel, sortant de la salle les yeux larmoyants, bafouillant dans le genre « Je suis trop ému pour parler tellement c'est beau mais je vais quand même dire un mot (sinon je serais plus invité aux avant-premières)... ». Avec zooms bizarres et caméra qui bouge pour faire vraie vie avec des vrais gens filmés par un vrai amateur... Je ne sais pas si le film est bon, mais ces pleurnicheries de spectateurs mises en scène étaient assez insupportables, voire indécentes.

18906714Le film sortait la semaine suivante, donc tout ça, c'était un buzz organisé. En réalité, la promo du film était confiée à Fémina : c'est écrit en tout petit sur l'affiche du film. Du coup, j'ai regardé d'encore plus près cette affiche. Argument, message, promesse ? On se doute qu'on ne va pas se marrer. Le genre est donc dramatique, parfait. On va voir ce film pour écraser une larme. Promesse tenue, confirment les spectateurs filmés à la sortie du film, la larme à l'œil. Mais quand on lit "Bienvenue chez les ch'tis", on se doute un peu du contenu. Là avec "il y a longtemps que je t'aime", je ne vois pas bien le rapport entre le visage en gros plan de Kristin Scott Thomas, et le contenu du film (grosso modo, l'héroïne sort de prison, sa famille l'ayant rejetée pendant tout ce temps, et va s'installer chez sa sœur). Il faudrait changer le titre ou la photo, car ensemble, ça cloche, non ? Ou alors l'affiche ne sert à rien, le buzz devant suffire à emporter l'adhésion. Dans mon cas, c'est raté. 

Lire la suite "A court d'arguments" »

13 mars 2008

Lazare, lève-toi et marche !

Poilu Un seul être vous manque et cette fois, tout est dépeuplé... La disparition le 12 mars 2008 de Lazare Ponticelli laisse intacte en moi la colère que j'éprouve à l'égard de cette boucherie infâme que fut la guerre de 14. Contre ceux qui l'ont provoquée. Contre ceux qui en ont profité avant, pendant et après. Contre ceux qui l'ont nourrie, en bourrant le crâne de leurs contemporains. Nationalistes de tout poil, va-t-en guerre  par procuration, politiciens véreux, marchands d'armes cyniques, brutes galonnées, un florilège complet de la bêtise humaine. Et ces généraux incompétents, laissant derrière eux, comme qui rigole, 300 000 morts en 3 mois à Verdun, 200 000 autres au chemin des Dames en 2 mois. Matant sans pitié les mutineries de 1917. Continuant à attaquer et à faire tuer des gens pendant qu'ils négociaient l'armistice...

Le résultat ? Des haines inexpiables et une génération entière de jeunes hommes laissés sur le carreau. L'écrivain Maurice Genevoix racontait jadis sa solitude et son abandon, en constatant que tous les camarades de sa génération autour de lui étaient morts à la Guerre. On comprend l'exode rural quand on voit, dans le moindre bled paumé, cette litanie de noms gravés sur les monuments aux morts. Sans parler des gueules cassées qui ont longtemps fait partie du paysage. Seuls quelques monuments aux morts s'insurgent encore contre cette calamité. Celui de 450pxmonument_aux_morts_gentioux Sainte-Appolinaire, sur lequel est gravé la phrase de Paul Valéry: « La guerre est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui, eux, se connaissent mais ne se massacrent pas ». Celui de Gentioux, où un enfant ponctue du poing la phrase « Maudite soit la guerre ». Les autres sont d'un conformisme affligeant.

Et pour ceux qui, pieusement, sont morts pour la patrie, quoi ? Des obsèques nationales ? Une messe aux Invalides ? Ne les écoute pas, Lazare. Laisse les morts enterrer les morts. Pour eux, pour tes copains, lève-toi et marche !

11 mars 2008

En français dans le texte

Gravure C'est entendu, Facebook est désormais en français. Au fait, comment traduit-on "Facebook"?"Album de visage" ? "Livre de figure" ? "Bouquin de tête" ? Je suis rassuré de voir que mon sexe n'est plus "Male" mais "Masculin". Je trouve gnan gnan d'indiquer que je recherche de l"Amitié" et non plus du "Friendship". Je suis tout épaté d'indiquer désormais que je suis de "gauche" et non "liberal". J'avais hésité entre affirmer haut et fort, ne rien dire, rester dans l'ambigüité. Mais «On ne sort de l'ambiguité qu'à son détriment», disait sentencieusement ce bon Cardinal de Retz. En claironnant ma position, je devrais donc avoir un peu d'évaporation dans le nombre de mes amis. J'aurais dû dire un truc dans le genre « Je suis un républicain de gauche, c'est-à-dire un centriste que le malheur des temps oblige à voter à droite. »

Ma "situation amoureuse" est "Marié". Bon, si c'est comme ça qu'on l'appelle, va pour situation amoureuse.  Je suis maintenant "originaire de" Paris. Non, je suis originaire de Tours et j'habite à Paris. Mais cette subtilité a visiblement échappé aux traducteurs. Il subsiste cependant quelques scories. Ainsi, cette notification Monica "commented on your photo". Le poke est toujours indéfinissable, et comme le dit joliment Jérôme Tichit dans sa note de ce jour, on ne sait toujours pas si poker, c'est tromper...

Compteur Conséquence ou pas, le compteur de visites sur mon profil (acounter) est en rideau. Et là, le message d'alerte est à nouveau en anglais. Bon je traduis, pour les mal-comprenants : « Suite à l'utilisation excessive d'un logiciel mis gratuitement à votre disposition et à l'incurie de nos services techniques, le logiciel de comptage des visites a salement morflé. Transporté dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital Cochin, il est toujours en réanimation. Le pronostic vital est très réservé. Un prochain bulletin sera publié par le service de communication de l'hôpital le 12 mars. D'ici là, nous invitons nos Facebook Friends, pardon nos amis du livre d'images avec votre photo en haut à gauche, à utiliser la technique du doigt mouillé. » Tout de suite les gros mots...

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