- Cadavres exquis : un graphiste se lance sur un thème donné, pendant 45 minutes, un autre reprend son travail. Les artistes travaillent avec leurs propres ressources (photos, dessins, etc...) et le résultat peut être projeté sur un grand écran, voir un simple mur, et il est mis en ligne sur internet (on a vu un exemple avec un long bandeau qu'on fait défiler vers le bas...)
- Graphic jam : chaque artiste produit ce qu'il veut sur un thème imposé, toujours avec ses propres ressources, et dispose de 30 minutes. Cela se passe aussi à distance des autres. Une session a ainsi rassemblé des graphistes situés à Dijon, Nantes, Paris, une prochaine entre Paris et Berlin
- Bataille graphique : c'est ce que j'ai vu. Un maître de cérémonie propose un thème connu de lui seul au départ, donne des images en rapport ou non avec le thème. Des équipes de graphiste ont alors chacun une heure pour produire et rendre leur copie au bout d'une heure. Il existe une version vidéo de cet bataille, appelé le VJing (animé par un Vidéo Jockey, pour reprendre la terminologie du disc-jockey en musique).
Le résultat est assez impressionnant. La session a laquelle j'ai assisté à Dijon rassemblait Jérôme Barreille et Onibi, deux graphistes du crû, rythmée par une bande son électro mixée en direct sur place par Mickaël Gavoille, alias Kaesis. En face, ou plus exactement à Paris, via internet, Skype et Adobe Connect, une autre équipe de graphistes opérant au Vector Lounge, situé dans le restaurant le Dune. Régulièrement, on passait d'un écran à l'autre, et l'on voyait se composer une image, en suivant l'évolution du travail des artistes, leurs recherches, leurs hésitations, leurs tâtonnements, leur "fulgurance", leur maestria, aussi, toujours sous la pression du chrono.
Je trouve assez fascinant d'observer des artistes à l'œuvre. Pinceau ou tablette graphique, le résultat est le même. Avec la musique, on se prend à atteindre un état quasiment hypnotique. Les images projetées en grand format donnent à ces instants une dimension éclatante. Les riffs du musicien Kaesis, magnifiaient l'ensemble et rappelaient opportunément la qualité internationale de l'école française dans ce domaine, avec les Daft Punk, Laurent Garnier, Air, David Guetta et autres Bob Sinclar.
Suite à des problèmes de connexion, il n'a pas été possible d'enregistrer l'ensemble du travail en motion capture, puis de repasser en accéléré et de voir ainsi l'illustration se reconstruire en quelques secondes. Mais ce sera pour une prochaine fois. Je suis sorti épaté.
Voici l'illustration finale de Jérôme, avec son aimable accord.
Sinon, je partage mes adresses à Dijon
- Musée des Beaux-Arts : là se trouve les tombeaux des ducs de Bourgogne (Jean sans Peur, Philippe le Hardi). Beau musée de peinture, mais je n'avais plus le temps...
- restaurant BHV place de la Libération : escargots, magret de canard et tarte bourdaloue...
- Appartement de prestige : concept d'appartement en ville, tout équipé, idéalement situés rue du Palais, à deux pas de l'ancien Palais de Justice, sur le "parcours de la Chouette" (symbole de la ville).









