Le Quercy Futuna, glorieuse région autonome ayant repoussé au fil des siècles les assauts incertains d’une poignée d’envahisseurs égarés et faméliques, est actuellement le théâtre des championnats du monde du lancer de betteraves. Cette discipline peu connue attire dans cette contrée reculée des visiteurs du monde entier qui, consternés, découvrent, entre deux épreuves, la monotonie de ses paysages et le manque de conviction de sa végétation.
Le Quercy-Futuna n’est pas, à juste titre, reconnu pour sa fine gastronomie. Le touriste affamé n’a d’autre choix que de se rabattre sur le plat national, le confit de chèvre boucanée accompagné de galettes non aplaties, dans l’une des sombres gargotes qui longent la rue unique et principale de la capitale. L’artisanat local est source de fascination, tel le métronome pour tempo unique et la passoire en bois sans trous.
Pour les aficionados du shopping, il faut signaler que le taux de change est actuellement très favorable, le Futunis ayant fortement dévalué suite à un endettement excessif des banques et à une gestion hasardeuse des biens publics par un gouvernement corrompu, soit, mais pas jusqu’à la moelle. Gageons que le Quercy Futuna se redressera bien vite, les cycles de récession et d'expansion se mettant rapidement en marche dans une société aussi réduite.
Notre tour d’horizon ne serait pas complet si nous omettions de signaler que la scène intellectuelle du Quercy Futuna est réduite à sa plus simple expression, à savoir l’élection annuelle du meilleur garçon vacher, événement pittoresque arrosé copieusement de l’élixir local, le Quercinox, extrêmement hallucinogène, qui permet aux autochtones de supporter la longueur démesurée des hivers






