Mon père ? Il n'a pas arrêté de me foutre les boules, de me mettre la honte, de me faire chier, pour un oui ou pour un non. Quand il ne me mettait pas des petits coups de poings dans l'épaule, là, avec la phalange du majeur juste sortie, il me gueulait dessus sans raison.
Et la fois d'après, il me faisait fumer du shit avec lui, dans une petite pipe en terre, pendant que ma mère nous hurlait dessus. Bon, c'était pas le bagne non plus, mais je n'ai pas de souvenirs très glorieux de mon père. Je me rappelle d'une fois en particulier qui m'est restée jusqu'à aujourd'hui, une trouvaille de sa part dont il a eu l'air très fier.
Nous étions à l'apéritif avec des amis à lui, un soir où nous recevions. Il a amené ça de loin, à tel point que les amis en question n'ont pas compris tout de suite. Je devais avoir 13 ou 14 ans, peut-être moins, le visage glabre, les cheveux longs et raides, coupés en casque, à la Mireille Mathieu. Je ressemblais presque à une fille, des grands yeux noisette, naïfs et avides en même temps.
Il s'est mis à raconter à ses copains qu'il m'avait trouvé un nouveau nom, un truc latin, ou grec, il n’était pas bien sûr. Cela lui était venu depuis que je devenais un homme. Il imaginait que je passais plus de temps aux toilettes et à la salle de bain, en m'enfermant scrupuleusement, à des fins forcement masturbatoires, ce qui n'était pas faux pour le coup.
Nikkodeparis
Et la fois d'après, il me faisait fumer du shit avec lui, dans une petite pipe en terre, pendant que ma mère nous hurlait dessus. Bon, c'était pas le bagne non plus, mais je n'ai pas de souvenirs très glorieux de mon père. Je me rappelle d'une fois en particulier qui m'est restée jusqu'à aujourd'hui, une trouvaille de sa part dont il a eu l'air très fier.
Nous étions à l'apéritif avec des amis à lui, un soir où nous recevions. Il a amené ça de loin, à tel point que les amis en question n'ont pas compris tout de suite. Je devais avoir 13 ou 14 ans, peut-être moins, le visage glabre, les cheveux longs et raides, coupés en casque, à la Mireille Mathieu. Je ressemblais presque à une fille, des grands yeux noisette, naïfs et avides en même temps.
Il s'est mis à raconter à ses copains qu'il m'avait trouvé un nouveau nom, un truc latin, ou grec, il n’était pas bien sûr. Cela lui était venu depuis que je devenais un homme. Il imaginait que je passais plus de temps aux toilettes et à la salle de bain, en m'enfermant scrupuleusement, à des fins forcement masturbatoires, ce qui n'était pas faux pour le coup.
C'en était déjà beaucoup pour moi qui, sans me méfier, me tortillait et me balançait sur un pouf, en me défendant mollement, pas peu fier finalement qu'on me prenne enfin pour un homme mais inquiet des révélations qu'il pouvait lâcher à l'assistance. Donc, avec force préparation et rires étouffés, en me regardant bien en face, il a révélé le fameux sobriquet dont il m'affublait déjà en privé depuis un petit moment : «Jutas Périodicas» !
Nikkodeparis






